Ana Rosa

de Catalina Villar

L’histoire d’Ana Rosa a hanté mon adolescence. On ne parlait jamais d’elle dans la famille, ni mon père, ni mon oncle psychiatre, ses fils. Mais on m’a assez dit que je lui ressemblais.
Puis qu’elle était “folle”. Qu’elle avait subi une lobotomie....

J’ai voulu devenir psychiatre et je suis devenue cinéaste... L’histoire d’Ana Rosa me poursuit, parce qu’elle est tragique, qu’elle parle des femmes, du fonctionnement du cerveau, et parce qu’à travers elle, on peut comprendre quelque chose des rapports de la psychiatrie à la société.