Eloïse ou la dépossédée

de Eléonor Gilbert

Sortant d'un tunnel percé de lumière, Montastruc, petite gare d'Occitanie, est le point de départ d'un trajet qui nous fera finir à Thun-le-paradis, en passant entre autres par Choisy-le-roi, Noisy-le-roi, Mouchard, Aime, et en nous faisant traverser des bribes de vies, vacances à la mer, promenades, couchers de soleils. Eloïse parle. Elle est la voix qui nous emporte et nous tire dans ce voyage, elle parle d'abord des trains, des déplacements, des accès, des barrières, puis de toutes sortes de situations quotidiennes prises dans les usages et le contrôle du numérique.

Que s'est-il passé pour que l'on invente « quelque chose d'invisible qui sait », fort comme un Dieu, et qu'on se l'impose ?

Eloïse observe ce qui organise, ce qui s'évalue une fois vécu, ce qui est appelé confort, ce qui redéfinit les contours de la liberté.
Mais tout ça est assez banal, presque, on pourrait ne pas s'en apercevoir.